Crédit photo : F. Jonkisz

Sommaire

Conjoncture

  • Le PIB progresse de 1,6 % au 2ème trimestre et dépasse son niveau de la fin d’année 2019
  • La récession provoquée par la crise sanitaire a officiellement duré de février à avril 2020
  • La hausse des prix immobiliers se poursuit à un rythme élevé mais affiche des signes de tassement

Politiques macroéconomiques

  • La Fed fait un pas de plus en direction d’une sortie de son programme d’achats d’actifs
  • La Fed crée aussi deux facilités de repo permanentes
  • Le plafond de la dette publique fédérale redeviendra actif le 1er août

Services financiers

  • Les pouvoirs publics envisagent d’encadrer les crypto-actifs
  • Les règles de finance durable de la SEC devraient être publiées avant la fin de l’année 2021
  • La SEC confirme l’équivalence des règles françaises applicables aux swap dealers
  • Le Nasdaq et cinq banques américaines lancent un marché secondaire des actions non cotées
  • Plusieurs mesures de transition sont prises pour éviter les expulsions immobilières

Brèves

 


 

Conjoncture

Le PIB progresse de 1,6 % au 2ème trimestre et dépasse son niveau de la fin d’année 2019

Le taux de croissance du PIB s’est élevé à 1,6 % au 2ème trimestre selon l’estimation préliminaire du Bureau of Economic Analysis (ce qui correspond à un taux de croissance annualisé de 6,5 %). La croissance a été portée par la consommation des ménages (croissance de 2,8 %, contribution de 1,9 point à la croissance) en particulier dans les services (contribution de 1,2 point) sur fond de levée des restrictions liées à la crise sanitaire. Pour le reste, la croissance est aussi tirée par l’investissement privé (+0,1 point) mais est lestée par l’évolution du solde commercial et des stocks (contributions respectives de -0,1 et -0,3 point). à A l’issue du 2ème trimestre, l’acquis de croissance pour l’année 2021 atteint 4,9 %.

                                                                Évolution du PIB depuis le début de la crise sanitaire

                                                                   Sources : BEA, Congressional Budget Office

Ce quatrième trimestre consécutif de croissance élevée permet aux États-Unis d’effacer la perte d’activité occasionnée par le déclenchement de la crise sanitaire et place le PIB américain 0,8 % au-dessus de son niveau du 4ème trimestre 2019. Le PIB reste tout de même inférieur de 2 % à sa trajectoire prévue avant la crise sanitaire.

 

La récession provoquée par la crise sanitaire a officiellement duré de février à avril 2020

Le National Bureau of Economic Research (NBER), principal agrégateur de la recherche en sciences économiques aux États-Unis et qui se charge de dater les cycles économiques, a annoncé que l’économie américaine était formellement sortie de la récession provoquée par la pandémie de Covid-19 au mois de mai 2020. Débutée en février 2020, cette récession devient ainsi la plus courte de l’histoire économique moderne aux États-Unis.

La sortie de récession n’indique pas un retour au niveau d’activité atteint avant le début de la crise sanitaire mais uniquement la fin de la période de contraction de l’activité. En l’espèce, le NBER s’appuie sur l’évolution de la consommation privée et de l’emploi pour identifier que le point bas a été atteint au mois d’avril 2020.

 

La hausse des prix immobiliers se poursuit mais affiche des signes de tassement

Le rapport mensuel sur l’évolution du marché immobilier publié conjointement par le Census Bureau et le département du logement indique que le prix de vente moyen des biens immobiliers individuels a progressé de 3,7 % au 2ème trimestre et de 16 % sur les douze derniers mois. L’indice Case-Shiller, qui porte sur les prix immobiliers des 20 plus grandes villes américaines et est publié par Standard & Poor’s avec un délai plus important, était quant à lui en hausse de 16,6 % à la fin du mois de mai. La hausse des prix atteint ainsi un rythme supérieur à celui enregistré au pic de la bulle immobilière des années 2000.

Pour autant, plusieurs indicateurs suggèrent que les tensions sur le marché immobilier seraient en train de diminuer : le nombre de transactions a baissé de 37 % au 2ème trimestre pour retrouver un niveau proche de celui enregistré avant la crise sanitaire et le rapport entre le nombre de biens à vendre et le nombre de logements vendus a fortement rebondi pour rejoindre la moyenne de la seconde moitié de la décennie 2010.

 


 

Politiques macroéconomiques  

 

La Fed fait un pas de plus en direction d’une sortie de son programme d’achats d’actifs

La réunion du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) des 27 et 28 juillet s’est conclue sur un maintien de la fourchette-cible des taux fed funds à [0 %-0,25 %] et du rythme des achats d’actifs à 120 Md USD par mois (80 Md USD de Treasuries et 40 Md USD de mortgage-backed securities – MBS).

La Fed constate la dynamique favorable de l’économie américaine et note que la reprise profite désormais aux secteurs les plus affectés par la crise sanitaire. J. Powell a relativisé les risques économiques liés à la diffusion du variant Delta aux États-Unis, la campagne de vaccination et les ajustements des entreprises réduisant selon lui la sensibilité de l’économie à l’épidémie. Par ailleurs, la Fed reste confiante dans son scénario d’un recul progressif de l’inflation au cours des prochains mois au regard (i) du lien étroit entre la hausse récente des prix et l’amélioration de la situation sanitaire et (ii) de l’ancrage des anticipations d’inflation autour de 2 %, mais reconnait avoir moins de certitude sur le rythme de ce recul, compte tenu de la persistance des problèmes d’approvisionnement des entreprises. La Fed réaffirme être prête à resserrer la politique monétaire si le risque inflationniste se matérialisait.

Le FOMC prépare activement la sortie progressive de son programme d’achats d’actifs, indiquant que « l’économie a enregistré des progrès en direction de ses objectifs [d’emploi et d’inflation] ». J. Powell a néanmoins temporisé et indiqué qu’il restait « encore un peu de chemin » avant de pouvoir engager cette nouvelle étape et l’a conditionnée à des progrès supplémentaires sur le marché du travail. Du reste, le FOMC n’est pas encore parvenu à un consensus sur le calendrier et le rythme de la sortie du programme d’achats d’actifs, mais va continuer de travailler à ses paramètres.

 

La Fed crée aussi deux facilités de repo permanentes

À l’issue de sa réunion de politique monétaire, la Fed a annoncé la pérennisation de la facilité de repo pour les banques centrales étrangères et les institutions monétaires internationales (Foreign and International Monetary Authorities – FIMA – repo facility) créée en mars 2020 pour la durée de la crise sanitaire. Son utilisation est limitée à 60 Md USD par jour et par contrepartie.

La Fed crée aussi une facilité de repo permanente (standing repo facility) pour permettre aux spécialistes en valeur du Trésor d’emprunter à tout moment de la liquidité au jour le jour en échange de la mise en pension de Treasuries, d’obligations émises par des agences de l’État fédéral ou de mortgage-backed securities émises par des entités publiques. Son usage est plafonné à 500 Md USD par jour au total et sera ultérieurement élargi à d’autres institutions financières.

Le taux d’intérêt associé à l’utilisation de ces facilités est fixé au même niveau que celui de la facilité de prêt marginal (actuellement 0,25 %). Ces deux mécanismes doivent permettre d’améliorer la stabilité du marché interbancaire et contribuer à la fluidité du marché des Treasuries après les dysfonctionnements apparus sur ces marchés en septembre 2019 et en mars 2020.

 

Le plafond de la dette publique fédérale redeviendra actif le 1er août

Le plafond de la dette empêchera l’État fédéral d’augmenter le montant de sa dette publique tant que le Congrès n’aura pas révisé le plafond de dette en augmentant son montant ou en le suspendant pour une durée à sa discrétion. Il peut tout de même continuer de refinancer sa dette sur les marchés financiers, dès lors que les remboursements afférents sont imputés sur sa trésorerie.

Dans l’attente d’une action du Congrès, le Treasury va continuer d’honorer ses échéances grâce au surcroît de trésorerie constitué, complété des rentrées fiscales et de « mesures exceptionnelles » pour freiner ses décaissements. Celles-ci incluent (i) la suspension des abondements des fonds publics d’épargne, de retraite (Civil Service Retirement and Disability Fund, etc.) et de stabilisation des changes (Exchange Stabilization Fund) ; et (ii) la suspension des prêts courants aux États fédérés.

Le Congressional Budget Office (organe d’évaluation économique et budgétaire du Congrès) estime que le Treasury pourra ainsi assurer la continuité du financement de l’État fédéral jusqu’au mois d’octobre, voire jusqu’au mois de novembre. La secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a pour sa part appelé le Congrès à agir rapidement et alerté sur les risques d’une situation qui se prolongerait jusqu’au début du nouvel exercice budgétaire, le 1er octobre 2020. La révision du plafond de la dette nécessite une loi du Congrès adoptée par une majorité qualifiée de 60 votes au Sénat, ce qui donne un levier de négociation à l’opposition. Le plafond peut aussi être augmenté, mais pas suspendu, au terme d’une procédure de réconciliation budgétaire qui permet d’agir avec une majorité simple dans les deux chambres.

 


 

Services financiers

 

Les pouvoirs publics envisagent d’encadrer les crypto-actifs

La Secrétaire au Trésor Janet Yellen a réuni le 19 juillet le groupe de travail présidentiel sur les marchés financiers (President’s Working Group on Financial Markets – PWG). En présence des principaux régulateurs financiers, la réunion visait à évoquer les risques liés à l’essor des stablecoins. Janet Yellen a souligné la nécessité d’agir rapidement et indiqué que le PWG publierait prochainement des propositions.

Plusieurs sénateurs se sont aussi exprimés sur le sujet. Sherrod Brown, président démocrate de la commission des affaires bancaires du Sénat, a déclaré le 27 juillet que la multiplication de crypto-monnaies non régulées constituait une menace pour l’épargne des américains. La sénatrice Elizabeth Warren a recommandé à la Secrétaire au Trésor et au Financial Stability Oversight Council (FSOC), organe de coordination des régulateurs, d’encadrer plus strictement les crypto-actifs. Devant la commission des affaires judiciaires du Sénat, le Department of Justice (DoJ) et le FBI ont souligné l’usage fréquent des crypto-monnaies dans les actes de cybercriminalité.

Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par des débats croissants sur l’usage des crypto-monnaies. Une étude publiée le 29 juillet par Jeffery Zhang, économiste à la Fed, et Gary Gorton, chercheur à l’université de Yale, souligne les risques systémiques inhérents aux stablecoins tels que Diem (ex-Libra, le projet de Facebook) ou Tether (62 Md USD d’encours), notamment en raison du manque de transparence de leurs réserves, et plaide en faveur d’une régulation plus stricte ou de la mise en place d’une monnaie numérique de banque centrale.

À l’occasion d’un discours prononcé le 21 juillet devant l’American Bar Association, Gary Gensler, président de la Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur des marchés boursiers, a par ailleurs souligné que les crypto-actifs indexés sur des titres financiers devraient respecter la règlementation applicable aux titres financiers ou à leurs dérivés. En réaction, la plateforme Uniswap a annoncé le 23 juillet qu’elle restreignait l’accès à la négociation de certains crypto-actifs.

 

La SEC confirme l’équivalence des règles françaises applicables aux swap dealers

La SEC a confirmé le 26 juillet que les security-based swap dealers (SBSD) français bénéficieraient d’une équivalence de leur règlementation (substituted compliance).

Cette équivalence, dont les modalités d’application viennent d’être publiées par la SEC, permettra aux SBSD français d’être considérés comme respectant certaines règles américaines dès lors qu’ils respectent leur législation nationale. Un protocole d’accord régissant les modalités de coopération a été conclu entre la SEC, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).

Les règles de finance durable de la SEC devraient être publiées avant la fin de l’année 2021

Gary Gensler, président de la SEC, a annoncé le 28 juillet que de nouvelles règles de finance durable et climatique seraient mises au vote des commissaires avant la fin de l’année 2021. La consultation ouverte en mars a donné lieu à plus de 550 réponses, dont les trois-quarts étaient favorables à des règles de transparence obligatoires en matière de risques climatiques.

Soulignant la nécessité de standards obligatoires et comparables sur les risques climatiques des sociétés cotées, G. Gensler a demandé aux services de la SEC de faire des propositions : (i) intégrant à la fois des informations quantitatives, telles que les émissions de gaz à effets de serre, et des éléments qualitatifs ; (ii) évaluant l’opportunité de couvrir les émissions de l’entreprise elle-même, de sa consommation énergétique ou de l’ensemble de sa chaîne de valeur (scopes 1, 2 ou 3) et de mettre en place différents scénarios de risque physique et de transition ; (iii) évaluant l’opportunité d’intégrer ces informations au sein des publications réglementées (rapport annuel 10-K) ; et (iv) définissant des métriques spécifiques pour certains secteurs, comme la banque, l’assurance et les transports.

Gensler a également précisé que si la SEC pourrait s’inspirer de standards internationaux, les États-Unis devraient adopter des standards propres, adaptés aux spécificités de leur marché. Enfin, Gary Gensler a demandé aux services de la SEC de lui faire des propositions sur les règles de transparence des fonds d’investissement.

 

Le Nasdaq et cinq banques américaines lancent un marché secondaire des actions non cotées

Le 20 juillet, le Nasdaq a annoncé la conclusion d’une coentreprise (joint venture) avec Citigroup, Goldman Sachs, Morgan Stanley et SVB Financial Group (maison-mère de la Silicon Valley Bank) en vue de créer un marché secondaire centralisé dédié à la négociation d’actions de sociétés non cotées. L’activité du Nasdaq Private Market, créé en 2014 et déjà actif sur ce segment, sera ainsi détachée du Nasdaq pour devenir une société autonome financée par ces six partenaires.

Cette initiative vise à étendre ce marché à de nouvelles entreprises et à de nouveaux investisseurs. Prenant acte du fait que les entreprises innovantes attendent de plus en plus longtemps avant d’entrer en bourse, le dirigeant de SVB a indiqué que la plateforme permettrait d’accroître la liquidité de leurs actions, notamment au profit de leurs employés.

 

Plusieurs mesures de transition sont prises pour éviter les expulsions immobilières

Le 29 juillet, le Président a appelé le Congrès à prolonger le moratoire sur les expulsions immobilières, qui doit en principe prendre fin le 31 juillet. À l’approche de cette date, les autorités ont annoncé plusieurs mesures destinées à limiter les expulsions.

La Maison Blanche a publié le 23 juillet un décret présidentiel (executive order) permettant aux ménages titulaires d’un prêt garanti par une administration fédérale de bénéficier de nouvelles possibilités de rééchelonnement (allongement de la durée et réduction des mensualités jusqu’à 25 %), afin d’aligner ces flexibilités sur celles déjà prévues pour les prêts garantis par Fannie Mae et Freddie Mac. Les ménages pourront en faire la demande jusqu’au 30 septembre 2021.

La Federal Housing Finance Agency (FHFA), autorité de régulation de Fannie Mae et Freddie Mac, a annoncé le 28 juillet que les ménages occupant un logement en habitat collectif couvert par une garantie de Fannie Mae ou de Freddie Mac bénéficieront, en cas de menace d’expulsion liée au non-paiement de leurs échéances, d’un délai de 30 jours pour quitter leur logement.

 


 

Brèves

 

-La Maison Blanche a annoncé le 19 juillet la nomination de Graham Steele au poste d’Assistant Secretary for Financial Institutions au sein du département du Trésor. Pour être effective, cette nomination devra être confirmée par le Sénat par un vote à la majorité simple.

-L’Office of the Comptroller of the Currency, régulateur des national banks, a annoncé le 27 juillet la nomination de Darrin Benhart en tant que responsable des risques liés au changement climatique (Climate Change Risk Officer), et son adhésion au réseau pour le verdissement du système financier (Network for Greening the Financial System – NGFS). Après la Fed en décembre 2020, l’OCC est le deuxième régulateur financier américain à devenir membre du NGFS.

-L’OCC a annoncé le 20 juillet son intention d’abroger sa règle d’application du Community Reinvetsment Act (CRA) publiée en mai 2020, sous l’empire de l’administration précédente, afin d’adopter une nouvelle règle en coordination avec les autres régulateurs bancaires. Le CRA impose aux banques de consacrer des financements aux populations et aux territoires démunis. La règle de l’OCC de mai 2020 avait été critiquée par le camp démocrate qui estimait qu’elle affaiblissait la portée du CRA.

-Square a annoncé le 20 juillet le lancement de Square Banking, un ensemble de services bancaires à destination des entreprises (comptes de dépôts, comptes d’épargne rémunérés à 0,5 % par an, facilités de crédits, etc.). Société californienne spécialisée dans les services de paiement, Square dispose depuis mars 2020 d’un agrément bancaire spécialisé, réservé aux filiales d’entreprises non bancaires (Industrial Loan Corporations).

-Les courtiers en assurance Aon et Willis Towers Watson ont annoncé le 27 juillet qu’ils renonçaient à leur projet de fusion. Cette annonce fait suite à la plainte déposée par le DoJ, qui estimait que ce projet menaçait la concurrence sur le marché du courtage en assurance.

-Six sénateurs républicains ont adressé une lettre à Gary Gensler, président de la SEC, pour enjoindre à l’autorité de mettre en œuvre les dispositions du Holding Foreign Companies Accountable Act (HFCAA) adopté en décembre 2020 et d’enquêter sur les entreprises chinoises cotées aux États-Unis afin de protéger les investisseurs américains. Pour mémoire, le HFCAA vise à exclure de la cote les sociétés non américaines qui refuseraient de donner accès à leurs audits comptables aux régulateurs américains. Cette demande s’inscrit dans le contexte de la forte baisse des cours des actions certaines sociétés chinoises comme Didi, plateforme de transports de passagers avec chauffeur, ou des entreprises du secteur éducatif, à la suite de restrictions annoncées par les autorités chinoises.

-La plateforme de courtage en ligne Robinhood a réalisé le 29 juillet son entrée en bourse sur le Nasdaq. Connue pour avoir favorisé l’accès des investisseurs particuliers aux marchés financiers, la plateforme avait annoncé qu’elle réserverait une part significative des actions émises (entre 20 et 35 %) aux particuliers. Le titre a enregistré une baisse d’environ -8 % pour sa première séance. L’entreprise fait l’objet de plusieurs enquêtes des régulateurs concernant l’affaire des «meme stocks » (GameStop, AMC, etc.). Elle avait été condamnée le 30 juin à une amende de 70 M USD, notamment pour avoir communiqué des informations inexactes et autorisé des clients à effectuer des transactions en options sans vérifier au préalable leur niveau d’

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Galina Natchev is the Information Research Officer at the Department of Macroeconomics and Finance at the French Embassy in the US since November 2005. In charge of following the news and the daily news brief for the department, Galina is also involved in research projects and in preparing the weekly publication, the Washington Wall Street Watch. She is responsible to gather information and support literature for the writing of reports at the department.
Galina holds a Master’s degree in French Studies from NYU and a Master’s degree in International Business from UNWE, Sofia, Bulgaria.
She is based in New York.

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