Washington Wall Street Watch n°2020-20

Washington Wall Street Watch n°2020-20

Sommaire          
Conjoncture
-Les demandes d’inscriptions à l’assurance chômage se maintiennent à un niveau élevé
-Un rapport de la Fed décrit les premières conséquences de la crise sur les ménages
-Les ventes au détail chutent de 16,4 % en avril en raison du confinement
-La production industrielle enregistre un fort recul au mois d’avril       
Politiques macroéconomiques                                                                        
La Fed est pessimiste sur l’évolution de l’activité à court et moyen termes
Le Sénat a auditionné les responsables de la Fed et du Trésor sur la mise en œuvre du plan de relance
Le Congrès cherche à adapter son dispositif de réponse à la crise
Régulation financière                                                                                        
Les régulateurs étendent l’allègement du ratio de levier supplémentaire (SLR) aux institutions de dépôt 
La FHFA propose des nouvelles exigences de capital pour Fannie Mae et Freddie Mac
L’OCC finalise sa réforme controversée du règlement sur les réinvestissements locaux (CRA)
La Fed publie son rapport semestriel sur la stabilité financière aux États-Unis
La SEC adopte des amendements à deux règlements
Brèves 

                                                                                                                                                            

Conjoncture                                                                                            

 

Les demandes d’inscriptions à l’assurance chômage se maintiennent à un niveau élevé

 Pour la semaine du 11 au 16 mai, le département du Travail annonce avoir recueilli 2,44 millions de nouvelles demandes d’allocations chômage, après 2,69 millions la semaine précédente (résultat révisé à la baisse de 294 000) et contre une moyenne hebdomadaire de 219 000 en 2019. À ce nombre, fondé sur les assurances chômage des États fédérés, s’ajoutent 2,2 millions de demandes faites au titre de l’extension de l’assurance chômage par l’État fédéral en faveur des autoentrepreneurs, indépendants et aux personnes normalement non éligibles à l’allocation chômage (Pandemic Unemployment Assistance) mise en place par le plan de relance promulgué le 27 mars (CARES Act).
 
Le détail des demandes d’allocation chômage recueillies au cours des semaines précédentes montre d’ailleurs la montée en puissance de ce nouveau dispositif. Alors qu’il n’était pas encore opérationnel mi-avril, environ 6,1 millions de demandes avaient été enregistrées au 2 mai. Au 16 mai, 15 États fédérés n’étaient toutefois toujours pas en mesure d’enregistrer ces demandes.

 

Un rapport de la Fed décrit les premières conséquences de la crise sur les ménages

La Fed a publié le 14 mai son rapport annuel sur le bien-être des ménages en 2019, avec un addendum réalisé en avril 2020 traitant des effets de la crise pandémique.
 
En avril, 20 % des adultes en emploi fin février avaient perdu leur emploi ou subi une baisse de leur temps de travail, cette proportion s’élevant à 39 % parmi les ménages modestes (percevant un revenu annuel inférieur à 40 000 $ en 2019).
 
Ces pertes d’emploi ont occasionné une baisse de revenu qui fragilise leur capacité à faire face à leurs dépenses incompressibles. Cet aspect est toutefois difficile à évaluer précisément car l’enquête a été menée avant le versement des différentes aides aux ménages (crédits d’impôt, renforcement de l’assurance chômage) du plan de relance promulgué le 27 mars (CARES Act).
 
Interrogés sur leur capacité à adapter leur mode de travail, 53 % des ménages affirment pouvoir pratiquer le télétravail, cette option étant bien plus largement accessible aux diplômés du supérieur (63 %) qu’aux actifs peu ou pas diplômés (20 %). Du reste, seule une moitié des salariés disent être en mesure de prendre deux semaines de congés maladie en cas de contamination au COVID, alors que 25 % d’entre eux ne pourraient pas du tout en prendre.

  

Les ventes au détail chutent de 16,4 % en avril en raison du confinement

Les données préliminaires publiées par le département du Commerce montrent que les ventes au détail ont reculé de 16,4 % en avril par rapport au mois précédent, ce qui porte la baisse cumulée des ventes à 23,4 % depuis février.
 
Les secteurs de l’habillement (-78,8 %), de l’électronique (-60,6 %) et de l’ameublement (- 58,7 %) sont très sévèrement affectés par l’arrêt de l’activité. Le confinement a toutefois profité aux ventes en ligne, en hausse de 8,4 % sur le mois.
 

La production industrielle enregistre un fort recul au mois d’avril

La production industrielle a reculé de 11,2% au mois d’avril selon la Fed (après -4,5 % en mars, résultat révisé favorablement de 0,9 point). L’ensemble des secteurs ont souffert du ralentissement de l’activité provoqué par la pandémie de COVID-19, avec des effets exacerbés pour la production automobile (-71,7 %), l’habillement (-24,1 %, cf. supra) ou encore la construction aéronautique (-21,6 %).
 
Le taux d’utilisation des capacités de production diminue fortement, à 64,8 % (-8,4 points sur le mois, -11,9 points depuis février).

 


Politiques macroéconomiques                     

 

La Fed est pessimiste sur l’évolution de l’activité à court et moyen termes
Le procès-verbal de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) des 28 et 29 avril témoigne de l’inquiétude des responsables de la banque centrale quant à l’incertitude « extraordinaire » générée par la situation sanitaire et les conséquences économiques qui en découlent. Ils se disent pessimistes sur la possibilité d’un rebond rapide de l’économie, estimant que le seul risque d’une seconde vague de contamination est un frein majeur pour l’investissement et la reprise de l’emploi et que la matérialisation de ce risque ferait courir le risque d’une contraction prolongée de l’activité. Dans ce contexte, le FOMC estime que le soutien apporté par la politique budgétaire devrait être rapidement renforcé et qu’il sera déterminant pour favoriser une reprise robuste à moyen terme.
La Fed envisage de communiquer des éléments d’orientation prospective de sa politique monétaire (forward guidance) plus précis, potentiellement sous la forme d’objectifs de chômage et/ou d’inflation devant être satisfaits avant toute hausse des taux d’intérêt. Cette communication aurait vocation à mieux ancrer les anticipations de taux d’intérêt des acteurs économiques. L’opportunité de mettre en place une politique de contrôle de la courbe des taux d’intérêt (yield curve control) est en outre étudiée.
La Fed se satisfait de la relative normalisation des conditions financières permise par ses multiples programmes de soutien au financement de l’économie et étudie en particulier une sortie progressive de ses opérations de refinancement à court terme. S’il constate la résilience du secteur bancaire face aux tensions initiales sur le système financier, le FOMC reste néanmoins vigilant quant aux stress financiers à venir et aux risques spécifiques liés à la dette des entreprises et aux institutions financières non bancaires.
 

Le Sénat a auditionné les responsables de la Fed et du Trésor sur la mise en œuvre du plan de relance

Le 19 mai, la commission bancaire du Sénat a auditionné Jerome Powell, le président de la Fed, et Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor, sur la mise en œuvre des dispositions du plan de relance (CARES Act).
Le programme de prêt direct aux entreprises de la Fed (Main Street Lending Program – MSLP) a été au cœur des critiques des parlementaires, en amont et au cours de l’audition. Ils ont notamment déploré le temps pris par la Fed et le Trésor pour sa mise en œuvre effective, les conditions jugées trop strictes (montant minimal, seuils d’éligibilité, etc.) et le taux d’intérêt considéré prohibitif. En réponse, J. Powell a indiqué que l’activité de ces programmes devrait débuter d’ici la fin du mois de mai. S. Mnuchin a également défendu les modalités du MSLP en rappelant qu’il s’insère dans le dispositif global de réponse à la crise, qui comprend également les prêts garantis par l’État fédéral (Paycheck Protection Program – PPP) et d’autres programmes de la Fed pour le financement des entreprises.
Interrogé sur la pertinence d’avoir ouvert les programmes d’achats de dette obligataire (Primary et SecondaryMarket Credit Facilities) aux créances les plus risquées (fallen angels), J. Powell a souligné que la part de titres concernés serait minime et que ce seul engagement, limité, avait favorisé une amélioration significative des conditions sur le marché avant même la mise en œuvre des achats.
Par ailleurs, le secrétaire au Trésor a affirmé qu’il utiliserait l’ensemble de l’enveloppe allouée par le Congrès pour déployer des programmes de soutien à l’activité, plus de la moitié des fonds étant encore inutilisés. Il a également confirmé que le Trésor était prêt à subir des pertes sur les prêts octroyés.
 

Le Congrès cherche à adapter son dispositif de réponse à la crise

Le 15 mai, la Chambre des Représentants a adopté, après amendements, une proposition de loi de finances rectificative portant sur un plan de relance de 3 000 Md USD (14 % du PIB). Le texte a immédiatement rencontré l’opposition de la majorité Républicaine au Sénat, qui refuse de le mettre à l’ordre du jour, ainsi que de la Maison-Blanche, D. Trump menaçant le texte d’un veto. Ce blocage incite les parlementaires à poursuivre des initiatives alternatives pour tenter de répondre à la crise en cours ou améliorer les dispositifs existants.
Une initiative portée par des sénateurs des deux bords propose ainsi d’allouer une aide de 500 Md USD (2,3 % du PIB) aux États fédérés, aux comtés et aux villes afin de répondre à la dégradation de leur situation budgétaire, qui les oblige à réduire leurs dépenses pour respecter la contrainte d’équilibre budgétaire qui leur est imposée.
La Chambre des Représentants et le Sénat s’apprêtent à examiner deux textes bipartisans distincts qui assoupliraient les conditions autorisant l’effacement des prêts garantis par l’État fédéral (Paycheck Protection Program – PPP) : dans les deux cas, la durée d’utilisation des fonds serait prolongée, de 8 à 16 ou 24 semaines (selon la version du texte), et l’obligation de consacrer 75 % de la somme au paiement des salaires serait levée. Ces mesures visent à adapter les modalités des prêts à la prolongation du confinement dans une partie des États-Unis. Consensuels, ces aménagements ont aussi reçu le soutien de D. Trump. Aucune augmentation de l’enveloppe consacrée aux prêts n’est envisagée car la Small Business Administration disposait encore de près de 130 Md USD (21 % du montant total) le 15 mai.
 

 

Régulation financière                

 

Les régulateurs étendent l’allègement du ratio de levier supplémentaire (SLR) aux institutions de dépôt 

Le 15 mai, la Fed, la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) et l’Office of the Comptrollerof the Currency (OCC) ont annoncé l’extension aux plus grandes institutions de dépôt de l’allègement temporaire du ratio de levier supplémentaire (supplementary leverage ratio – SLR) décidé par la Fed le 1er avril dernier pour les holdings bancaires de plus de 250 Md USD de bilan.
Cette modification du SLR offre aux banques la possibilité d’exclure les Treasuries (y compris ceux mis en pension dans le cadre d’opérations de repo)et les réserves détenues auprès de la Fed de leur « exposition totale » (total leverage exposure), retenue comme dénominateur de ce ratio. Les agences motivent cette décision par le souhait de ne pas alourdir la charge règlementaire des banques participant aux programmes de soutien à l’économie ou faisant face à une augmentation des dépôts.
Les établissements utilisant cette flexibilité devront soumettre à l’approbation de leur superviseur tout projet de distribution de dividendes à partir du troisième trimestre 2020. Cette disposition constitue une nouveauté par rapport à la règle du 1er avril ; l’opportunité d’interdire le versement de capital, soutenue par certains parlementaires, faisait débat depuis plusieurs semaines, y compris au sein de la Fed.

La FHFA propose des nouvelles exigences de capital pour Fannie Mae et Freddie Mac

Le 20 mai, la Federal Housing Finance Agency (FHFA) a publié une proposition de règle instaurant un nouveau cadre prudentiel pour Fannie Mae et Freddie Mac, les deux entreprises parapubliques (government-sponsored entreprises, GSE) chargées d’assurer la liquidité du marché immobilier américain. Cette règle fera l’objet d’une période de commentaires publics de 60 jours.
Dans la lignée d’une première proposition datant de 2018, cette règle vise à appliquer aux GSE un cadre prudentiel inspiré des standards bâlois. Les deux entreprises parapubliques seraient ainsi soumises à des exigences minimales en termes de ratio de solvabilité : (i) 8 % pour le ratio calculé comme le rapport entre les fonds propres totaux et les actifs pondérés par le risque, (ii) 6 % pour le ratio des fonds propres de première catégorie (Tier 1) et  (iii) 4,5 % pour celui appliqué au noyau dur des fonds propres de base (CET 1).
Les GSE devraient également conserver deux ratios de levier rapportant leurs fonds propres Tier 1 et de « core capital » (dont la définition est établie dans le Federal Housing Enterprises Safety and Soundness Act) à leurs actifs totaux et devant rester supérieurs à 2,5 %. Trois coussins (buffers) de fonds propres seraient enfin introduits, dont le maintien conditionnerait le versement de dividendes ou le paiement de bonus.
La FHFA estime que cela imposerait à Fannie Mae et Freddie Mac de détenir, sur la base de leur bilan au 30 septembre 2019, un total de 243 Md USD de capital Tier 1 (dont 91 Md USD de buffers), soit un niveau supérieur aux 180 Md USD qui auraient résulté de la proposition de 2018. Les réserves des GSE se limitant pour l’heure à 45 Md USD en vertu d’un accord de distribution de leurs bénéfices au Treasury, la sortie de la tutelle publique nécessiterait une levée de capital privé de l’ordre de 200 Md USD.
 

L’OCC finalise sa réforme controversée du règlement sur les réinvestissements locaux (CRA)

Le 20 mai, l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC) a finalisé la réforme de sa règle prise en application du Community Reinvestment Act (CRA), qui oblige les institutions financières américaines à investir dans les territoires défavorisés des États-Unis afin de lutter contre les discrimination sociales et ethniques dans l’accès au crédit. Cela constituera vraisemblablement la dernière décision de régulation prise par Joseph Otting à la tête de l’OCC, l’agence ayant annoncé qu’il démissionnerait le 29 mai.
Maxine Waters, la présidente démocrate de la commission des services financiers de la Chambre, et Sherrod Brown, le président démocrate de la commission bancaire du Sénat, se sont fermement opposés à cet « affaiblissement » du CRA, critiquant en particulier le calendrier « expéditif » de cette réforme. Une coalition de 15 organisations, parmi lesquelles plusieurs associations de protection des droits civiques, s’est jointe à ces critiques, estimant entre autres que l’OCC avait ignoré la plupart des commentaires envoyés en réponse à sa proposition de décembre.
Dans un communiqué, Jelena McWilliams, la présidente de la FDIC, a par ailleurs indiqué que la FDIC ne suivrait pas l’OCC dans la finalisation de cette règle, réitérant son soutien à la réforme du CRA mais la jugeant prématurée dans le contexte actuel. Pour mémoire, la Fed, contrairement à la FDIC, n’avait pas apporté son soutien à cette proposition de réforme formulée en décembre dernier.
 

La Fed publie son rapport semestriel sur la stabilité financière aux États-Unis

Le  15 mai, la Fed a publié son rapport semestriel sur la stabilité du système financier américain. S’il note que les réformes règlementaires adoptées après la crise de 2008 ont renforcé la résilience du secteur financier, le rapport indique que les vulnérabilités du secteur sont « significatives » à court terme, compte tenu du contexte actuel.
Dans le détail, la Fed souligne quatre fragilités du système financier exacerbées par la crise : (i) la forte volatilité du prix des actifs et le risque d’une baisse rapide des niveaux de valorisation, (ii) un niveau élevé d’endettement des entreprises et des ménages et une hausse du risque de défaut, (iii) un niveau de levier élevé pour les entreprises financières (notamment les broker-dealers et les hedge funds) et (iv) un fort risque de financement (funding risk).
Le rapport, qui souligne que ces différentes sources de vulnérabilité interagissent entre elles, insiste également sur les risques que feraient peser sur le secteur financier américain des défaillances dans d’autres régions du monde.
 

La SEC adopte des amendements à deux règlements

Les 15 et 21 mai, la Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur des marchés boursiers, a annoncé l’adoption de plusieurs révisions relatives à deux règlements.
Les premiers amendements adoptés, qui matérialisent une proposition de septembre 2019, concernent le projet de collecte des données financières Consolidated Audit Trail (CAT), qui doit permettre à la SEC de disposer d’informations sur l’ensemble des cotations et des flux d’échanges d’actifs financiers, sur la base des données fournies par les participants de marché. Cet amendement exige notamment des organismes chargés de la mise en œuvre du CAT, la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) et les plateformes boursières, qu’ils produisent chacun un plan de mise en œuvre et un rapport trimestriel sur son état d’avancement. Cette annonce est intervenue quelques jours avant le lancement, le 18 mai, d’une action en justice contre la SEC par l’American Securities Association, qui s’inquiète du risque de fraude et d’usurpation d’identité induit par la collecte des données d’investisseurs.
La deuxième série d’amendements, qui entreront en vigueur le 1er janvier 2021, porte sur l’information financière reçue par les investisseurs lors de l’acquisition ou la cession d’une entreprise cotée. Faisant suite à une proposition de mai 2019, cette règle relève notamment le seuil à partir duquel une opération financière est considérée « significative » et devient dès lors soumise aux contraintes de publicité les plus exigeantes.

Brèves                                                           

 

-Le Congressional Budget Office, l’organe non partisan d’évaluation budgétaire du Congrès, a publié le 19 mai ses prévisions économiques actualisées. Sa prévision de croissance pour l’année 2020 est globalement inchangée et anticipe une baisse de l’activité de 5,6 %. En revanche, le CBO attend un rebond plus affirmé en 2021, avec une croissance de 4,2 % (+2,5 % précédemment). Le taux de chômage culminerait à une moyenne de 15,8 % au 3ème trimestre 2020 avant de refluer très progressivement.
 
-Le 19 mai, Donald Trump a signé un décret présidentiel (executive order) qui enjoint les agences fédérales d’accélérer leurs politiques de dérégulation afin de favoriser l’activité économique. Le décret impose notamment aux agences de limiter les procédures judiciaires contre les entreprises qui n’auraient pas pu se conformer à la législation en vigueur en raison de l’épidémie de COVID-19.
 
La Fed de New York a annoncé que son programme d’achat de créances non immobilières titrisées (Term Asset-Backed Securities Loan Facility – TALF) serait opérationnel à partir du 17 juin.
 

-Le Sénat a adopté le 20 mai une proposition de loi (Holding Foreign Companies Accountable Act) visant à exclure de la cotation aux États-Unis les sociétés étrangères refusant que leurs comptes soient audités par le Public Company Accounting Oversight Board (PCAOB), l’organisme américain de supervision comptable des sociétés cotées en bourse. Ce texte, qui cible en particulier les entreprises chinoises, doit désormais être examiné par la Chambre.

 

-Le 20 mai, les régulateurs des banques et des agences de crédit – Fed, FDIC, OCC et la National Credit Union Association (NCUA) – ont publié un document encourageant les établissements de crédit à accroître de façon responsable leur offre de prêts de faibles montants (« responsible small-dollar loans ») aux personnes affectées par la crise. Ces recommandations, qui font suite à un communiqué en date du 26 mars dans lequel les agences invitaient les banques à octroyer davantage de ces crédits, portent sur la gestion du risque lié à ces prêts (structure du prêt, tarification, etc.).

COMMENTS

WORDPRESS: 0
DISQUS: 0