Flash Technologies et Innovation n°111

Flash Technologies et Innovation n°111

Crédit photo : Javier Morales

Le Flash Technologies et Innovation est une publication bimensuelle sur l’actualité des entreprises du domaine des technologies de l’information et de la communication ainsi que sur les évolutions de la régulation du secteur.

SOMMAIRE

Télécoms
La Federal Communications Commission (FCC) signe un accord permettant le déploiement d’infrastructures télécoms dans les « zones historiques ».

Le Copyright Office émet des réserves concernant l’ouverture des données des décodeurs de télévision.

Gouvernement 2.0
La Maison Blanche lance un robot sur Facebook Messenger pour répondre aux questions des citoyens.

Internet
Google souhaite étendre son expérimentation concernant le réseau sans fil.
La Cellular Telephone Industry Association (CTIA) publie un rapport prônant le zero rating.
Un tribunal fédéral annule la décision de la FCC d’interdire aux Etats de restreindre l’accès internet fourni par les municipalités.

Brèves de campagnes


 

Télécoms

La Federal Communications Commission (FCC) signe un accord permettant le déploiement d’infrastructures télécoms dans les « zones historiques ».

La FCC a trouvé un accord avec l’Advisory Council on Historic Preservation et la National Conference of State Historic Preservation Officers pour permettre l’installation de relais et d’antennes de télécommunications sur les bâtiments de plus de 45 ans et n’étant pas désignés comme ayant une importance historique ou étant situés dans une zone historique.

Pour les entreprises télécoms, cet accord est capital car il permettra de déployer plus rapidement les technologies liées à la nouvelle génération de téléphonie mobile (5G). Pour Jonathan Adelstein, président et PDG de la Wireless Infrastructure Association, cet accord « montre que les industriels et le gouvernement peuvent travailler ensemble sur le déploiement d’infrastructures pour les communications sans fil, tout en préservant le patrimoine historique ».

Selon Jon Wilkins, chef du bureau en charge des communications sans fil au sein de la FCC « cet accord reflète l’engagement de la commission de permettre le déploiement rapide et responsable des infrastructures sans fil ».

Le Copyright Office émet des réserves concernant l’ouverture des données des décodeurs de télévision.

Le Copyright Office, bureau en charge de la protection des droits d’auteurs américain, a émis des réserves quant à la proposition de la FCC d’ouvrir le marché des décodeurs de télévision à la concurrence.

Actuellement, les décodeurs sont commercialisés par les fournisseurs d’accès à internet (F.A.I.) et les câblo-opérateurs. Des études montrent que les foyers américains dépensent en moyenne 230 dollars par an pour la location de décodeurs de télévision.

Seuls les décodeurs fournis par les F.A.I. et les câblo-opérateurs peuvent lire les flux de données télévisuels transmis, interdisant de facto l’utilisation de décodeurs tiers. En janvier 2016, la FCC a proposé une loi visant à contraindre les opérateurs à rendre les flux de données lisibles par des décodeurs alternatifs, pour favoriser l’arrivée de nouveaux entrants.

Dans sa lettre adressée aux parlementaires américains, le Copyright Office salue la volonté de Tom Wheeler, président de FCC, d’améliorer la concurrence sur le marché des décodeurs de télévision. L’organisme s’inquiète cependant de la pérennité des accords commerciaux passés entre les producteurs de contenus télévisuels (chaînes de télévision, VoD) et les opérateurs. L’ouverture de ce marché permettrait, en effet, aux constructeurs de décodeurs alternatifs de diffuser des programmes sans pour autant signer des contrats avec les producteurs de contenus.

Cette lettre va dans le sens des F.A.I. et des câblo-opérateurs qui dénoncent la proposition de la FCC. Selon eux, elle remettrait en cause un nombre très important de contrats passés avec les chaines de télévision et les services de vidéo à la demande.

En juin 2016, les fournisseurs de services de télévision avaient publié une proposition alternative mettant à disposition des décodeurs tiers, des applications permettant d’accéder aux contenus et lire les flux, sans pour autant pouvoir les enregistrer.

 

Gouvernement 2.0

La Maison Blanche lance un robot sur Facebook Messenger pour répondre aux questions des citoyens.

La Maison Blanche a annoncé, le 10 août 2016, le lancement d’un robot sur la messagerie instantanée Messenger pour communiquer avec les administrations fédérales et le Président Obama.

Les robots Facebook sont des intelligences artificielles pouvant répondre à un grand nombre de requêtes des internautes sur l’application Messenger et redirige les conversations les plus compliquées vers des agents en charge de répondre.

Les robots sur Messenger ont été lancés il y a plusieurs mois et sont utilisés par de très nombreuses organisations et entreprises dans le but d’apporter des réponses personnalisées aux problèmes que rencontrent les internautes.

Pour Jason Goldman, Chief Digital Officer de la Maison Blanche, « les rencontres avec les administrés sont de plus en plus difficiles à organiser de nos jours mais les technologies permettent à n’importe qui de s’adresser directement au Président ainsi qu’à son administration. »

 

Internet

Google souhaite étendre son expérimentation concernant le réseau sans fil.

Google souhaite renforcer son réseau sans fil haut débit : l’entreprise a demandé la permission à la Federal Communications Commission (FCC) d’utiliser des « émetteurs expérimentaux » positionnés dans 24 emplacements à travers tous les Etats-Unis (dont Provo dans l’Utah, Omaha au Nebraska et Boulder dans le Colorado) pendant deux années. L’objectif pour l’entreprise est d’utiliser les fréquences du spectre situées entre 3,4 GHz et 3,8 GHz.

Google a déjà mené une expérimentation concluante à Kansas City suite à l’ouverture par la FCC de la fréquence de 3,5 GHz à différentes utilisations, y compris l’établissement d’un réseau mobile à haut débit.

La Cellular Telephone Industry Association (CTIA) publie un rapport prônant le zero-rating.

La Cellular Telephone Industry Association (CTIA), un lobby représentant les principales entreprises technologiques, a publié une étude, mercredi 17 août 2016, faisant connaître son soutien au zero-rating, une pratique des opérateurs consistant à proposer un forfait limité en données, mais donnant accès à certains services « en illimité » non-décomptés du forfait. Le rapport fait valoir que ces programmes améliorent l’accès à internet pour les clients et permettent aux fournisseurs d’utiliser le réseau mobile de manière plus efficace.

La CTIA s’oppose aux régulateurs qui souhaiteraient, à tort selon elle, limiter ces offres au nom de la neutralité du net : « [cela] équivaudrait à l’imposition d’une forme de réglementation des prix sur une industrie compétitive et dynamique qui fonctionne bien, ce qui ferait plus de mal que de bien » selon le professeur William P. Rogerson de la Northwestern University, ancien économiste de la Federal Communications Commission (FCC) à la fin des années 1990.

Malgré les critiques, des offres ont vu le jour comme celle de T-Mobile qui propose des données gratuites aux clients favorisant certains services de musique et de vidéo en continu (« données sponsorisées »).

L’an dernier, la FCC a envoyé des lettres à plusieurs fournisseurs pour leur demander des précisions quant à leurs politiques de différenciation de prix en fonction de l’utilisation. Il reste à voir si la FCC va agir ou non en fonction des informations que leur transmettront les FAI.

Un tribunal fédéral annule la décision de la FCC d’interdire aux Etats de restreindre l’accès internet fourni par les municipalités.

Le 10 août 2016, un tribunal fédéral s’est opposé à la décision de la FCC d’interdire aux Etats fédérés de limiter l’extension des accès à internet fournis par les municipalités.

Les villes de Wilson en Caroline du Nord et de Chattanooga dans le Tennessee proposent en effet un service internet fourni par la municipalité depuis des années mais font face à des lois de leur Etat qui limitent leur capacité à élargir leurs services. Selon l’Open Technology Institute, 19 Etats américains possèdent des lois semblables, restreignant l’internet à haut débit municipal.

La FCC s’est opposée à ces lois lors d’un vote en 2015, faisant valoir qu’elle a pour mandat de promouvoir la concurrence sur le marché de l’internet haut débit. Cependant, cette justification a été rejetée par les juges, estimant que la FCC a sur-interprété ses compétences énoncées dans la section 706 de la loi sur les télécommunications de 1996.

Les membres républicains de la FCC et les fournisseurs d’accès à internet (représentés par Walter McCormick de l’USTelecom) ont applaudi cette décision tandis que la FCC a exprimé son souhait de faire appel. Cette dernière est soutenue par un groupe de 40 maires, tous membres de Next Century Cities, une organisation soutenant la liberté de choix des municipalités quant à la mise en œuvre d’un internet haut débit. 

 

Brèves de campagne

  • Donald Trump dénonce le manque de protection de la propriété intellectuelle en Chine.

Dans un discours de politique économique à Détroit, Donald Trump a mis en cause le manque de protection de la propriété intellectuelle en Chine. Il a cité un rapport de l’International Trade Commission selon lequel une meilleure protection de la propriété intellectuelle en Chine pourrait créer plus de deux millions d’emplois aux Etats-Unis.

  • Hillary Clinton annonce vouloir développer des hubs technologiques sur le modèle de la Silicon Valley.

Lors d’un chat avec ses électeurs, Hillary Clinton a déclaré vouloir développer des hubs technologiques semblables à la Silicon Valley à travers tous les Etats-Unis. Elle a par ailleurs rappelé que son programme prévoit de recruter 50 000 nouveaux professeurs d’informatique dans les 10 prochaines années ainsi que la possibilité pour des entrepreneurs de repousser le remboursement de leur crédit étudiant.

  • Les entreprises technologiques incitent leurs employés et utilisateurs à voter.

Afin de permettre l’inscription de leurs employés sur les listes électorales, les géants du secteur numérique les autorisent à procéder à cette démarche sur leurs heures de travail, tout comme le jour du vote où ils pourront prendre un jour de congé, offert par l’entreprise. Par ailleurs, Google enrichie son site avec des informations concernant l’inscription sur les listes électorales, notamment les dates limites et les instructions étape par étape, directement sur les pages de recherche. De même, lors de l’anniversaire du Voting Rights Act, Airbnb a publié un message sur son site : « Joignez-vous à nous pour célébrer ce jour historique en vous inscrivant sur les listes électorales ».

  • Donald Trump a reçu près de 100 fois moins de dons qu’Hillary Clinton de la part de la Silicon Valley.

Donald Trump a annoncé vouloir mettre en place une réduction d’impôt pour les grandes entreprises technologiques comme Apple qui possède plus de 200 milliards de dollars à l’étranger que l’entreprise ne souhaite pas rapatrier. Pour autant, Hillary Clinton a rassemblé plus de 30 millions de dollars de dons de la part des acteurs technologiques alors que Donald Trump n’en a reçu à ce stade que 336 000 dollars pour sa campagne.

  • Hillary Clinton s’entoure d’experts en nouvelles technologies et innovation.

Hillary Clinton a constitué autour d’elle un réseau d’une centaine d’experts en nouvelles technologies et innovation. Parmi ces conseillers chargés de réfléchir au programme de la candidate en groupes de travail, figurent notamment Todd Dickinson, ancien directeur du bureau des brevets sous Bill Clinton, Lorraine Hariton, ancienne dirigeante de startups ou encore Steven Koltai, ancien conseiller chargé de l’entreprenariat au Département d’Etat.

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