Faits marquants Écologie, Développement durable, Énergie et Transports n°2021-09

Faits marquants Écologie, Développement durable, Énergie et Transports n°2021-09

Sommaire                            

Climat- Ecologie

  • Une dynamique vers plus de gouvernance sociale et environnementale (ESG)
  • Le rôle-clé de la finance durable et transparente
  • Le prix du carbone bien présent dans le débat

Transport

  • Pete Buttigieg plaide pour donner priorité à l’entretien des infrastructures existantes
  • Les électriciens du Sud-Est et du Midwest forment la coalition des autoroutes électriques
  • Mauvaises notes pour les infrastructures malgré certains progrès

Ville Durable

  • L’art au service de la sécurité routière et de la revitalisation urbaine
  • Première zone de livraison zéro émission à Santa Monica en Californie
  • Les revers de la « Ville du quart d’heure » aux Etats-Unis

Energie

  • La transition énergétique, partie intégrante des débats
  • Le rôle stratégique de l’innovation
  • Quelles évolutions pour le gaz et gaz naturel liquéfié (GNL) ?

Agenda

Climat – ECOLOGIE

COUVERTURE SPECIALE DE LA CERAWEEK

Cette semaine a eu lieu, virtuellement, la CERAWEEK, qui se tient traditionnellement à Houston au Texas. Depuis près de quarante ans, la CERAWeek est l’événement mondial pour comprendre ce qui attend les marchés mondiaux de l’énergie et la géopolitique associée ainsi que les évolutions technologiques du domaine.

Le changement climatique et la transition énergétique ont fait partie intégrante des échanges car ils entraînent des modifications fondamentales dans les investissements, la politique réglementaire, la technologie, la stratégie et la structure de l’industrie. L’agenda environnemental va s’accélérer à l’approche de la COP26.

Au travers de plus de 80 sessions – dialogues, tables rondes, ateliers – les acteurs majeurs de plus de 85 pays se sont exprimés, et notamment : John Kerry, Gina McCarthy, Jennifer Granholm, Bill Gates, les PDG de Total, Schneider mais aussi ceux d’Exxon Mobil, Chevron, Shell, Duke Energy, Siemens, Saudi Aramco. L’invité spécial de l’évènement a été l’Inde, représentée par son Premier Ministre, M. Shri Narendra Modi.

Une dynamique vers plus de gouvernance sociale et environnementale (ESG)

La dynamique des investissements ESG s’est accélérée, l’environnement étant souvent identifié comme l’élément le plus important au sein des ESG. Certains régulateurs financiers exigent que les institutions prennent en compte les risques physiques et de transition liés au changement climatique dans leurs tests de résistance et leurs évaluations d’actifs. Cela signifie que les entreprises, à leur tour, sont de plus en plus sollicitées pour des mesures ESG « cohérentes, comparables et fiables ». Mais à l’heure actuelle, aucun ensemble unique et cohérent de mesures, de définitions et de cadres de reporting n’est en place.

Le rôle-clé de la finance durable et transparente

Pratiquement toutes les grandes économies du monde se sont engagées à atteindre le « net-zero emission » d’ici 2050. Le défi est de taille : le système énergétique actuel, tentaculaire, a mis plus d’un siècle à se mettre en place ; l’objectif est de le métamorphoser en 30 ans. Si les facteurs de réussite sont nombreux, le facteur le plus déterminant est l’investissement en capital et le rôle du secteur financier dans la réaffectation des capitaux et des risques climatiques dans l’espace d’investissement énergétique. Les critères de transparence pour une finance durable sont cruciaux et au cœur de l’évolution du secteur financier mondial dans l’effort visant à mettre en place un système énergétique durable.

Le prix du carbone bien présent dans le débat

Tout au long de l’année 2020, les entreprises et les pays ont continué à annoncer de nouveaux objectifs de réduction des émissions, beaucoup déclarant un objectif « net-zero » d’ici 2050. L’utilisation d’hypothèses internes de tarification du carbone pour l’analyse des investissements et la participation à la conformité externe et aux marchés volontaires du carbone sera nécessaire pour atteindre les objectifs et donc au cœur de nombreux échanges au cours de la CERA Week.

Emissions de gaz à effet de serre et compétition carbone

Toutes les parties prenantes accordent de plus en plus la priorité aux performances environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) des compagnies pétrolières et gazières. L’intensité en GES du pétrole brut (qu’il s’agisse de la simple production ou de l’utilisation finale) est devenue un enjeu majeur et devenu un paramètre de compétition. Des processus de certification d’origine et d’intensité carbone des produits émergent des discussions.

L’Etat-major climatique de Joe Biden s’exprime à la CeraWeek

Les États-Unis ont rejoint l’accord de Paris le premier jour de l’administration du président Joe Biden. Le changement climatique jouera un rôle fondamental dans la politique étrangère américaine ainsi que dans les questions intérieures, y compris la sécurité nationale. Le plan du président Biden sur l’énergie et l’environnement vise à revitaliser l’économie, à créer de nouveaux emplois et à rétablir le leadership américain dans le monde.

Le président Joe Biden a nommé John Kerry comme Envoyé spécial du président pour le climat afin de propulser les États-Unis à nouveau au rang de leader mondial en matière de changement climatique.  Il définit son rôle à l’intersection entre les engagements climat, la sécurité nationale et la prospérité énergétique des Etats-Unis. Le président Joe Biden a nommé Gina McCarthy pour devenir la première conseillère nationale pour le climat de la Maison Blanche et diriger l’agenda de la politique climatique intérieure. Elle définit son rôle comme un moyen de retrouver une croissance de l’économie américaine, alignée dans chacun de ses aspects avec la politique climatique et l’objectif d’une société neutre en carbone d’ici 2050. Pour son premier discours en tant que Secrétaire à l’Energie dans l’administration Biden, Jenifer Granholm a exposé sa vision de Departement de l’Energie, son agenda, sa feuille de route. Elle a mis l’accent sur la recherche et l’innovation en matière d’énergie. Toutes les filières susceptibles contribuent à émettre moins de CO2 sont au programme.

Les chiffres de la semaine : + 4 %

Pour 2021, l’EIA prévoit une hausse de 4% des émissions de CO2 liées à l’énergie par rapport au niveau de 2020, puis une autre hausse de 3% en 2022 (US EIA).

Transport

Pete Buttigieg plaide pour donner priorité à l’entretien des infrastructures existantes

Le Secrétaire aux transports Pete Buttigieg souhaite prioriser le rattrapage du retard accumulé ces dernières décennies dans la maintenance des infrastructures de transport. « Fix it first » (« Réparons d’abord ») serait le nouveau mantra du Département des Transports indiquait le Secrétaire Buttigieg lors d’un entretien dans le cadre du sommet CityLab 2021. Il souligne la nécessité également d’améliorer la gestion du patrimoine bâti dans un contexte de rareté des deniers publics.

Ces commentaires viennent contrebalancer l’accent fréquemment mis par le Secrétaire sur l’amélioration des systèmes de transport par le développement de nouvelles infrastructures tels que des trains à grande vitesse, des bornes de recharge pour véhicules électriques ou des transports publics, priorités qu’il a par ailleurs réitérées lors de la conférence. (CityLab)

Conflit commercial Airbus-Boeing : l’UE et les US suspendent pour 4 mois les droits additionnels

Les États-Unis et l’Union européenne ont convenu vendredi 5 mars de suspendre pendant quatre mois les droits de douane additionnels imposés, respectivement depuis octobre 2019 et octobre 2020, sur plusieurs milliards de biens importés, dont 15% sur les avions de plus de 30 tonnes, pour se laisser le temps de travailler à un règlement négocié. L’OMC avait autorisé les Etats-Unis et l’UE à imposer respectivement 7,5 Mds$ et 3,9 Mds$ de droits de rétorsion dans le cadre du différend commercial vieux de 16 ans relatifs aux aides d’Etat accordées à Boeing et Airbus et jugées illégales. (Politico)

Les électriciens du Sud-Est et du Midwest forment la coalition des autoroutes électriques

Six opérateurs d’électricité américains du sud-est et du Midwest américain se sont réunis pour former la Electric Highway Coalition afin d’installer davantage de stations de recharge pour véhicules électriques sur les grands axes autoroutiers de la région afin de faciliter les déplacements de longues distances. La coalition est composée de l’American Electric Power, Dominion Energy, Duke Energy, Entergy Corporation, Southern Company et Tennessee Valley Authority. L’Edison Electric Institute estime que 18 millions de véhicules électriques circuleront sur les routes américaines d’ici 2030. (AEP)

Polly Trottenberg auditionnée pour le poste de Secrétaire adjointe aux Transports

Polly Trottenberg, qui a été sélectionnée par Joe Biden et Pete Buttigieg pour assumer la fonction de Secrétaire adjointe aux Transport a été entendue le 3 mars par la Commission du Commerce, des Sciences et des Transports du Sénat. Une audition relativement calme et consensuelle qui devrait permettre une confirmation par Sénat sans difficultés pour l’ancienne Commissaire aux Transports de la ville de New York, ancienne n°3 du Département des Transports (UnderSecretary for policy) sous l’administration Obama en 2013, et ex-assistante parlementaire de trois sénateurs démocrates durant 12 ans, dont 7 ans auprès du Sénateur Schumer de New York, actuel leader de majorité au Sénat.

L’ancien Secrétaire aux Transports républicain Ray LaHood, ayant servi sous le premier mandat d’Obama, et sous l’autorité duquel Trottenberg a travaillé pendant près de 4 ans au DoT, a vanté en introduction de l’audition ses exceptionnelles compétences et qualités pour assumer cette responsabilité.

Mauvaises notes pour les infrastructures malgré certains progrès

Dans son nouveau rapport Infrastructure report card publié le 3 mars, l’American Society of Civil Engineers (ASCE) attribue la note moyenne « C- » aux infrastructures américaines, un score en progression par rapport à 2017 (D+) avec pour la première fois depuis 20 ans une note au-dessus du D (échelle de A à F).

Le « bulletin de note » de l’ASCE, qui sort tous les quatre ans, est de loin la mesure sur la qualité des infrastructures nationales la plus citée à Washington et dans tout le pays.

Les notes de cinq catégories d’infrastructure ont augmenté par rapport à 2017: L’aviation obtient désormais un D+, en partie grâce à l’augmentation des investissements dans les aéroports consentis par le Congrès, les infrastructures d’adduction d’eau potable, l’énergie, les voies navigables intérieures et les ports. Seule la catégorie des ponts baisse avec la note C. Le rapport précise que 46 154 ponts sont structurellement déficients et avec un retard d’environ 125 milliards de dollars dans la maintenance des ouvrages. Le rail reste le segment le mieux classé, avec un B. Les transports en commun obtiennent la plus mauvaise note des 17 catégories évaluées avec un D-. Une nouvelle catégorie se rapportant aux infrastructures d’assainissement et pour les eaux pluviales recueille un D.

L’ASCE évalue à 2500 Mds USD le déficit de financement dans les  infrastructures ces dix dernières années. L’ASCE appelle à une augmentation des investissements « de tous les niveaux de gouvernement et du secteur privé de 2,5 % à 3,5 % du PIB américain d’ici 2025 »

Le chiffre de la semaine : 42 060

Il s’agit du nombre de décès sur les routes aux Etats-Unis en 2020 d’après les données publiées par le National Safety Council, un chiffre en hausse de 8% par rapport à 2019 malgré une baisse de la circulation de 13% sur l’année 2020. Le taux d’accidents mortels, qui mesure le nombre de personnes tuées par 100 000 miles parcourues, est en hausse de 24% sur l’année soit la plus forte augmentation jamais enregistrée. (The Hill)

Ville Durable

L’art au service de la sécurité routière et de la revitalisation urbaine

Bloomberg Philantropies récompensera une vingtaine de villes américaines jusqu’à 25 000 USD chacune dans le cadre du programme de subventions Asphalt Art Initiative promouvant les projets artistiques de design urbain contribuant à améliorer la sécurité routière, revitaliser les espaces urbains et mobiliser les résidents et la communauté. Ce programme a été annoncé lors du sommet Bloomberg CityLab 2021 Global Cities. L’initiative a été lancée en 2019 et a déjà permis d’accorder des subventions à 16 villes, dont Kansas City, MO ou Norfolk, VA qui ont mis en place leurs projets subventionnés l’automne dernier.

Des passages piétons peints ou d’autres projets de design similaires se sont répandus aux États-Unis ces dernières années, utilisant l’art comme moyen pour renforcer la sécurité des piétons. La ville de Cincinnati, avait notamment autorisé en 2019 des associations locales à réaliser des fresques sur les chaussées (Paint the Streets program) pour apaiser la circulation routière dans le cadre de sa démarche Vision Zéro.

L’Administration fédérale des autoroutes (FHWA) ne recommande toutefois pas l’utilisation de passages piétons en 3D, considérant ces derniers comme non conformes aux recommandations techniques (Manual on Uniform Traffic Control Devices) et pouvant « entraîner un comportement dangereux des conducteurs ». (SmartCitiesDive)

Première zone de livraison zéro émission à Santa Monica en Californie

Le Los Angeles Cleantech Incubator (LACI) et la ville de Santa Monica en Californie ont officiellement lancé la première zone de livraison à zéro émission du pays (ZE Delivery Zone) dans une zone de 2,5 kilomètre carré de la ville en partenariat avec des entreprises de technologie et de livraison, et les organisations locales.

La zone de livraison offrira un accès prioritaire aux véhicules de livraison à émissions zéro, notamment fourgonnettes électriques, scooters de livraison électrique, petits robots de livraison pilotés à distance, dans certaines zones de chargement. Une startup spécialisée dans la gestion et l’analyse des données de l’espace public, surveillera et analysera l’activité des véhicules dans la zone, en recueillant des données anonymisées pour évaluer les effets sur la congestion, les émissions, les livraisons, la sécurité, etc. La technologie permettra également de fournir des données en temps réel sur la disponibilité des stationnements pour les chauffeurs.

Le concept de la zone de livraison zéro émission de Santa Monica est issue du partenariat pour l’électrification des transports (TEP) du LACI qui regroupe des représentants des autorités locales, des services publics, de l’État régulateur, des constructeurs automobiles, des leaders de l’industrie, des syndicats et des start-ups qui travaillent ensemble pour réduire la pollution de l’air dans la région du grand Los Angeles en accélérant l’électrification des transports et le transport de marchandises zéro émission avant les Jeux olympiques et paralympiques de 2028.

La pandémie a renforcé la tendance observée depuis quelques années d’un accroissement des livraisons en ville de petits colis, avec des conséquences sur la pollution de l’air, la congestion, ou le stationnement anarchique sur les pistes cyclables et les trottoirs.

Les revers de la « Ville du quart d’heure » aux US

Le concept de la « ville du quart d’heure », dans laquelle les habitants vivent à 15 minutes ou moins de marche ou de vélo de l’ensemble de leurs besoins quotidiens, très populaire dans les villes européennes, ne saurait être transposé sans risque dans les villes américaines préviennent certains urbanistes. Si l’objectif et les intentions initiales sont louables, le concept ne serait pas atteignable dans la plupart des villes américaines sans des investissements considérables et hors de portée, et le simple fait de revoir les aménagements routiers et piétonniers, ou d’ajouter des pistes cyclables ne permettrait pas d’inverser des décennies de planification et de ségrégation sociale et communautaire.

Selon l’urbaniste et auteure Jay Pitter qui intervenait lors de la conférence CityLab 2021, ce concept « ne tient pas compte de l’histoire des inégalités urbaines, imposées intentionnellement par des approches de planification technocratiques et coloniales, telles que la ségrégation des quartiers, l’inégalité profonde des aménités urbaines et l’administration discriminatoire de nos espaces publics ». « Ignorer cela et ne pas prendre en compte ce problème pourrait contribuer à aliéner davantage les communautés marginalisées », qui associent souvent ces approches au risque de gentrification de leurs communautés. (CityLab)

Le chiffre de la semaine : 17 Mds USD

Le maire de la ville de New York a annoncé cette semaine que la ville redémarrerait pour 17 milliards de dollars de projets de construction d’équipements publics dans le cadre de son effort de relance économique. 1700 projets de construction devraient recevoir prochainement le feu vert de la ville pour démarrer. La ville avait interrompu fin mars 2020 les projets d’investissement « non essentiels » dans ses équipements publics. (ConstructionDive)

Énergie

COUVERTURE SPECIALE DE LA CERAWEEK

Cette semaine a eu lieu, virtuellement, la CERAWEEK, qui se tient traditionnellement à Houtson au Texas. Depuis près de quarante ans, la CERAWeek est l’événement mondial pour comprendre ce qui attend les marchés mondiaux de l’énergie et la géopolitique associée ainsi que les évolutions technologiques du domaine. Au travers de plus de 80 sessions – dialogues, tables rondes, ateliers – les acteurs majeurs de plus de 85 pays se sont exprimés, et notamment : John Kerry, Gina McCarthy, Jennifer Granholm, Bill Gates, les PDG de Total, Schneider mais aussi ceux d’Exxon Mobil, Chevron, Shell, Duke Energy, Siemens, Saudi Aramco. L’invité spécial de l’évènement a été l’Inde, représentée par son Premier Ministre, M. Shri Narendra Modi, accompagné de ses Ministres du Pétrole et de l’Acier.

La transition énergétique, partie intégrante des débats

Concernant la transition énergétique, les acteurs présents convergent sur plusieurs points : la carte géopolitique est en train d’être remodelée par les résultats des récentes élections ainsi que par les réponses à la pandémie, le nationalisme croissant et les renégociations commerciales. Les relations entre les États-Unis et la Chine, qui sont au cœur de l’économie mondiale, restent tendues. Tout cela crée un risque et une incertitude considérables pour l’industrie énergétique mondiale.

Le recalibrage du système énergétique mondial pour atteindre les objectifs « net-zero emission » nécessitera des milliers de milliards de dollars d’investissements au cours des prochaines décennies. Ces besoins d’investissement surviennent alors que l’économie mondiale est confrontée à une reprise post-pandémique fragile.

Le rôle stratégique de l’innovation

L’innovation et la technologie jouent un rôle de plus en plus stratégique dans la transition énergétique. L’écosystème de l’innovation énergétique s’accélère, sous l’effet à la fois de la réponse à la pandémie et des impératifs de coût, de sécurité, de résilience et d’environnement.

Le captage, l’utilisation et le stockage du carbone (CCUS) est considéré comme jouant un rôle essentiel dans tous les scénarios de décarbonation. Bien qu’il existe certainement un grand potentiel pour une mise en œuvre à grande échelle de la CCUS, de nombreux défis doivent encore être relevés pour que cela se produise. Aujourd’hui, le paysage technologique, concurrentiel et réglementaire évolue rapidement.

L’éolien offshore, qui a vu le jour en Europe il y a 30 ans, arrive sur les marchés de l’énergie du reste du monde. La technologie s’est énormément améliorée, les coûts diminuent et la réserve mondiale de projets dépasse désormais 300 GW, contre près de 35 GW actuellement installés.

L’attention portée au rôle de l’hydrogène dans le bouquet énergétique a connu une croissance rapide au cours des dernières années. Des politiques visant à atteindre le niveau zéro ont vu le jour dans de nombreuses régions du monde, ce qui a suscité un intérêt accru pour l’hydrogène. L’avantage de l’hydrogène est sa polyvalence.

Quelles évolutions pour le gaz et gaz naturel liquéfié (GNL) ?

La filière du GNL devrait connaître une forte croissance au cours de la prochaine décennie et au-delà. Pour ce faire, l’industrie innove déjà tant dans ses modèles commerciaux que dans ses solutions technologiques. Le modèle commercial expérimente de nouvelles structures contractuelles et une variété de mécanismes de tarification pour aligner les producteurs, les intermédiaires et les acheteurs. L’innovation technologique conduit à de nombreuses nouvelles approches, notamment de nouvelles façons de construire des usines de GNL, de se procurer des équipements et de créer de nouvelles voies de transit. L’importance croissante accordée aux questions de transparence et la recherche de la réduction des émissions tout au long de la chaîne de valeur constituent un autre catalyseur de changement.

Le marché du gaz naturel européen est hautement concurrentiel et de plus en plus interconnecté, grâce notamment à plus de deux décennies de réforme réglementaire, de coopération transfrontalière et d’intégration avec le marché mondial du gaz. Il en a résulté non seulement des prix compétitifs, mais aussi des niveaux de sécurité énergétique de plus en plus élevés. Pourtant, la sécurité de l’approvisionnement en gaz européen reste un sujet de controverse et de litige, et pas seulement en Europe.

Le chiffre de la semaine : 23.86 $

Les prix du gaz naturel « spot » ont brièvement approché leur sommet pendant la semaine du 14 février, dans un climat nettement plus froid que la normale. La production de gaz naturel a diminué en raison du gel dans un contexte de forte demande de chauffage et d’électricité. Au point de référence Henry Hub, le prix du gaz naturel a atteint 23,86 $/MMBtu (million de British thermal units), le prix réel (ajusté à l’inflation) le 25 février 2003 (US EIA).

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