Faits marquants Écologie, Développement durable, Énergie et Transports n°2018-42

Faits marquants Écologie, Développement durable, Énergie et Transports n°2018-42

Sommaire

Écologie – Climat

  • Le Canada impose une taxe carbone à quatre de ses provinces
  • L’État de New York poursuit ExxonMobil pour avoir menti sur les risques climatiques
  • Les scientifiques veulent définir un cadre pour la géo ingénierie solaire

Énergie

  • Nomination à la tête de la FERC
  • LG Chem finance les projets de batteries innovants de startups américaines
  • PJM teste la technologie blockchain pour les transactions d’énergies renouvelables

Agenda

Écologie – Climat

Le Canada impose une taxe carbone à quatre de ses provinces

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé le 23 octobre l’imposition à partir de 2019 d’une taxe carbone fédérale de 20 dollars par tonne de CO2 à quatre des dix provinces du Canada n’ayant pas pris de mesures jugées compatibles avec les objectifs nationaux de réduction de gaz à effet de serre. Cette taxe sera émise sur les carburants et produits pétroliers dans les provinces de l’Ontario, la Saskatchewan, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. Le Premier Ministre a promis que les ménages tireront profit de la taxe.

L’État de New York poursuit ExxonMobil pour avoir menti sur les risques climatiques

La ministre de la justice de l’État de New York, Barbara Underwood, a lancé le 24 octobre des poursuites contre la société ExxonMobil. Le groupe est soupçonné d’avoir menti à ses actionnaires sur sa prise en compte des risques liés aux changements climatiques. Cette décision fait suite à l’ouverture d’une enquête en 2015. Exxon se dit prêt à réfuter dès que possible ce qu’il qualifie d’“allégations sans fondement” (Reuters, 24 septembre).

Risque de dégradation de la notation financière de l’Utah du fait de la sécheresse

Selon Moody’s Investors Service, les risques liés à la sécheresse croissante en Utah s’étendent au-delà des habitations, entreprises et exploitations agricoles privées d’eau. Dans un commentaire publié le 24 octobre, les analystes ont averti que l’épuisement des ressources hydriques de l’Utah, témoignent de la « vulnérabilité de l’État à la sécheresse alors que les températures mondiales se réchauffent« . Cette analyse reflète l’accent mis par la société de notation sur les facteurs climatiques et une préoccupation majeure pour les investisseurs concernant la sécurité des approvisionnements en eau de l’Utah (E&E news, 25 octobre).

Les scientifiques veulent définir un cadre pour la géo ingénierie solaire…

Les scientifiques américains appellent à la mise en place d’un cadre national et international alors que certaines expérimentations de géo ingénierie solaire sont envisagées. Elles consistent en l’utilisation de matériaux réfléchissants pour dévier de la terre les rayons solaires et refroidir artificiellement l’atmosphère. C’est ainsi par exemple qu’un groupe de scientifiques de l’Université de Harvard prépare une série d’expériences à petite échelle utilisant des ballons à haute altitude pour émettre des aérosols   dans l’atmosphère – de la vapeur d’eau pour commencer, avant d’évoluer vers d’autres substances – et étudier leur dispersion. Un peu plus tôt le mois dernier, l’Académie nationale des sciences des États-Unis a annoncé la mise en place d’un nouveau comité pour étudier la géo ingénierie solaire. L’objectif principal de ce comité sera de proposer des recommandations pour la gestion et la gouvernance des expérimentations de terrain. En outre, un groupe de travail du Forum for Climate Engineering Assesment de l’American University a également publié récemment un rapport sur la gouvernance de ces expérimentations qui suggère la création de nouvelles structures internationales afin d’échanger de manière transparente en vue de s’accorder sur des orientations concrètes de sécurité et d’éthique.

…et promeuvent les technologies à émissions négatives

Pour atteindre les objectifs en matière de climat et de croissance économique, les «technologies à émissions négatives» (NET) qui capturent et séquestrent le dioxyde de carbone de l’air devront jouer un rôle important dans l’atténuation du changement climatique, selon un nouveau rapport du 24 octobre des Académies nationales des sciences, de l’ingénierie et de la médecine. Le rapport appelle au lancement d’une initiative de recherche importante pour faire progresser ces technologies dès que possible.

Une banque détenue par un syndicat de travailleurs suit les émissions carbone de ses clients

Amalgamated, une banque newyorkaise majoritairement détenue par le syndicat Workers United union a annoncé qu’elle débutait le suivi des émissions carbone des près de 3,4 Mds$ d’actifs dans lesquels elle investit. Elle évaluera également l’empreinte carbone des nouvelles émissions de dette afin d’estimer l’exposition aux risques climatiques de ses futurs clients (Bloomberg, 24 octobre).

Le chiffre de la semaine : 31 Mds $

Il s’agit du montant total du projet de digue retenu par l’Army Corps of Engineers et les autorités texannes pour prévenir les inondations dans la région de Houston et d’autres zones côtières du Texas (The Texas Tribune, 26 octobre 2018).

Énergie

Nomination à la tête de la FERC

Le Président Trump a nommé le 24 octobre le commissaire républicain Neil Chatterjee en tant que nouveau Président de la Federal Regulatory Energy Commission (FERC), en remplacement de Kevin McIntyre qui renonce à assurer cette charge pour raisons de santé. Kevin McIntyre reste commissaire de la FERC. Neil Chatterjee et Kevin McIntyre s’étaient opposés en début d’année dans une décision à l’unanimité de la FERC rejetant les demandes de soutien au charbon et nucléaire du Secrétaire à l’Énergie Rick Perry (Reuters, 24 octobre).

L’industrie pétrolière s’oppose aux investissements dans les stations de recharge publiques

Alors que les régulateurs de l’énergie du Midwest redoublent d’intérêt pour les infrastructures de recharge de véhicules électriques, l’industrie pétrolière et ses alliés (American Petroleum Institute, American Fuel and Petrochemical Manufacturers, et Americans for Prosperity) les exhortent à ne pas faire supporter ces investissements par les consommateurs ou les contribuables. Ils dénoncent une concurrence déloyale. Contrairement à la Californie dont le régulateur a approuvé plusieurs centaines de millions de dollars d’investissements dans ces infrastructures, plusieurs États du Midwest débattent toujours du rôle des électriciens et sur le point de savoir si le consommateur doit être mis ou non à contribution pour leur financement (E&E news, 25 octobre).

LG Chem finance les projets innovants de batteries de startups américaines

La société sud-coréenne LG Chem souhaite renforcer ses partenariats financiers avec des startups américaines afin de développer et commercialiser conjointement des batteries pour véhicules électriques à charge rapide. La jeune pousse californienne Enevate Corp. basée à Irvine a ainsi annoncé le 23 octobre que sa batterie pour véhicule électrique à recharge ultra rapide a pu être mise au point grâce au financement de LG Chem. Selon Enevate, sa technologie de batterie lithium-ion permet de recharger un véhicule électrique avec une durée sensiblement identique à celle nécessaire pour remplir le réservoir d’un véhicule thermique.

PJM teste la technologie blockchain pour les transactions d’énergies renouvelables

La technologie blockchain, déjà utilisée pour les transactions des crypto monnaies, est sur le point d’être testée dans un système de trading d’énergies propres dans le plus grand marché de l’électricité américain PJM. Son gestionnaire PJM Interconnection LLC et l’Energy Web Foundation développent un système de registres numériques afin de tracer toutes les étapes, depuis la production d’électricité solaire et éolienne, jusqu’au transport et à sa vente ainsi que pour les échanges de garanties d’origine associées. Ce programme pilote va démarrer d’ici la fin du quatrième trimestre (Bloomberg, 25 octobre).

Le DoE envisage de classifier certaines informations sur les réseaux

Le Département de l’énergie (DoE) pourrait classifier certaines informations sur les réseaux considérés comme critiques pour la sécurité nationale américaine, selon un projet de réglementation publié le 29 octobre. Certaines organisations s’opposent à cette évolution car elles redoutent que l’application de la règle puisse favoriser les demandes de l’administration visant à soutenir financièrement des installations de production d’électricité nucléaire ou au charbon non rentables.

Le chiffre de la semaine : 95 GW

Il s’agit du potentiel d’agrégation de nouvelles capacités de ressources distribuées de production d’électricité pouvant participer aux marchés américains en 2030, selon une étude publiée en octobre par McKinsey.

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