Acteurs ECO n°5

Acteurs ECO n°5

SOMMAIRE

L’Actu – Le président de la République partage sa vision de l’économie française et mondiale en marge de l’Assemblée générale de l’ONU

Analyse – L’impact du e-commerce sur les commerces physiques aux U.S.

Le saviez-vous ?   Le système de santé français plébiscité dans le NY Times

La parole à – Renaud Lassus, Ministre-Conseiller pour les Affaires économiques

Success Story  – Les entreprises parlent de la relation France-U.S. au Congrès

A vos agendas ! Vos rendez-vous économiques des prochaines semaines


L’ACTU Le président de la République partage sa vision de l’économie française et mondiale en marge de l’Assemblée générale de l’ONU

A New York entre le 18 et le 20 septembre, M. Emmanuel Macron s’est notamment adressé à un public d’hommes et femmes d’affaires rassemblés par l’ancien Maire de New York Michael Bloomberg.

Le multilatéralisme pour faire face aux défis du monde

A l’occasion du Bloomberg Global Business Forum, le président de la République a pu rappeler le contexte particulier et les défis auxquels le monde est confronté, comme le changement climatique, les mouvements migratoires, ou le terrorisme. « Ces défis font du multilatéralisme un besoin encore plus prenant, » a-t-il notamment souligné, appelant à un engagement des nations ainsi que du secteur privé, qui doivent prendre la mesure des biens communs qu’il convient de protéger.

Pour lui, « Le secteur privé doit intégrer, dans son business model, le fait que le système actuel n’est pas durable, en termes d’impact sur l’environnement, d’inégalité et de déséquilibres mondiaux, » ajoutant que le secteur public ne peut à lui tout seul assumer la charge de l’ensemble de ces dysfonctionnements.

Investir dans l’éducation, la formation, l’intelligence artificielle et la lutte contre le changement climatique

Le Président a pas la suite rappelé son attachement à un programme de réformes en faveur de la croissance en France. Il a parlé d’une profonde transformation du marché du travail afin d’introduire une forme de flexisécurité, pouvant à la fois créer de l’emploi et permettre une adaptation aux cycles économiques. Il a évoqué le souhait de la France d’investir davantage dans l’éducation, la formation – dont un plan de 15 milliards d’euros dans la formation tout au long de la vie, l’intelligence artificielle et la lutte contre le changement climatique. Il a notamment appelé le secteur privé à une meilleure prise en compte du coût caché des émissions de gaz à effet de serre.

Le président de la République s’est également entretenu avec Ginni Rometti, Présidente d’IBM et Jack Ma, Président d’Alibaba.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, présent dans la délégation, a assisté à un événement sur l’innovation et les Objectifs de développement durable et participé à une réunion du World Economic Forum. Le Secrétaire d’Etat au Numérique Mounir Mahjoubi, a pu rencontrer des entrepreneurs et investisseurs français et américains, réunis à l’occasion du Startup Tour. Il a également co-présidé avec Brune Poirson, Secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, un événement dédié à l’open data au service des enjeux climatiques.


ANALYSE L’impact du e-commerce sur les commerces physiques aux Etats-Unis

Les ventes liées au commerce en ligne ont atteint un montant total de 395 Mds USD aux Etats-Unis en 2016, après avoir augmenté de 16% en un an et représentent désormais 12 % du secteur de la vente.

Cette croissance a également été associée à la création de 178 000 emplois directs entre 2002 et 2016. A contrario, de nombreuses enseignes de magasins physiques sont en difficulté en dépit de la croissance du secteur de la vente de détails. Ainsi, en juin 2017, le Crédit Suisse prévoyait une baisse de 20 à 25 % du nombre de centres commerciaux aux Etats-Unis d’ici à 2022 mettant particulièrement en difficultés les « department stores ». Enfin, les créations d’emplois dans le e-commerce n’ont pas compensé les 448 000 destructions d’emplois dans ces grandes enseignes entre 2002 et 2016.

Un effet Amazon sur la destruction des emplois ?

Cette expansion du e-commerce, au détriment de la vente physique, s’explique en partie par l’efficacité de son modèle économique qui s’appuie sur l’automatisation de la chaîne logistique, la diversification des produits disponibles et l’optimisation de l’interface client qui ont permis notamment à une plateforme comme Amazon de (i) réduire ses coûts ; (ii) proposer des livraisons dès le lendemain à frais réduits et (iii) attirer davantage de revendeurs qui bénéficient d’un accès facilité à leur clientèle. Par ailleurs, la forte pénétration des smartphones dans le marché américain a également contribué au dynamisme du commerce en ligne puisque le e-commerce sur mobile représentait 20 % des achats en ligne en 2016 contre 2 % en 2010.

Cependant, Amazon a bénéficié d’exonérations fiscales qui ont renforcé son avantage compétitif. Depuis la décision Quill Corp. V. North Dakota de la Cour Suprême en 1992, les plateformes de vente en ligne peuvent éviter de collecter une taxe de vente dans les Etats fédérés où l’entreprise n’a pas de structures physiques. Cela étant, depuis quelques années Amazon a revu son comportement fiscal et s’acquitte de la taxe de vente dans 45 Etats fédérés.

Un effet Amazon à nuancer

Il est possible que les difficultés des sites physiques soient imputables à l’excès d’offre. Entre 1970 et 2015, les malls se sont développés deux fois plus vite que la croissance démographique. Un Américain dispose d’une surface physique d’achat 40% plus grande qu’un Canadien. En second lieu, ce pourrait aussi être le signe d’une évolution des préférences des consommateurs, guidée notamment par les goûts des millenials, plus prompts à commander en ligne qu’à effectuer des achats physiques.

Quelles régulations ?

Le débat public actuel s’oriente autour (i) du redimensionnement de la fiscalité appliquée à la vente de détail, en ligne et physique et (ii) d’une attention grandissante à la position dominante que pourrait occuper Amazon à l’avenir avec le rachat de Whole Food fin août 2017. Cela étant, jusqu’à ce qu’un projet de régulation consensuel n’émerge, le secteur apparaît peu régulé ou autorégulé pour reprendre les termes du débat américain.


LE SAVIEZ-VOUS Le système de santé français plébiscité dans le NY Times

En septembre, le New York Times a révélé les résultats d’un « tournoi », au cours duquel étaient évalués les systèmes de santé de huit pays développés : l’Allemagne, l’Australie, le Canada, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, Singapour et la Suisse. Le panel d’experts (praticiens de santé et économistes) classe la France au 2ème rang après la Suisse.

Sont notamment mis en avant la couverture universelle, le faible coût final des cotisations par rapport à un système d’assurance privé, ainsi que la qualité globale des soins.

Alors que les débats sur la réforme de l’Obamacare continuent de battre leur plein aux Etats-Unis, cet article n’est pas un cas isolé de classement favorable à la France dans le domaine de la santé. On peut citer un article du Guardian de 2016 qui classait la France première sur un échantillon plus large.

Selon le dernier baromètre attractivité publié par l’AmCham, 87% des investisseurs américains en France considèrent que l’accès aux services de santé est un facteur stimulant pour l’envoi de collaborateurs en France.

Retrouvez l’article ici.


LA PAROLE A   Renaud Lassus, Ministre-Conseiller pour les Affaires économiques

Renaud Lassus évoque le rapport sur la relation économique franco-américaine, publié en septembre par le service économique de l’Ambassade de France  aux Etats-Unis.

Pourquoi un tel rapport ?

C’est d’abord un rapport d’information sur la richesse, la densité de la présence économique des entreprises françaises, aux Etats-Unis, Etat par Etat. Nous aurons l’occasion de l’approfondir, de le compléter et de l’actualiser régulièrement.

D’une façon générale, il nous est apparu nécessaire de rappeler et de mettre en évidence les fondamentaux du partenariat économique franco-américain et son impact positif sur nos deux économies.

Quels sont les principaux enseignements de ce rapport?

Trois caractéristiques principales de la relation bilatérales sont à relever : elle est profonde, équilibrée et mutuellement bénéfique.

Profonde, car on parle d’un volume d’échanges commerciaux de 110 milliards de dollars chaque année et d’un million d’emplois directs générés par les filiales françaises aux Etats-Unis et par les filiales américaines en France.

« 110 milliards de dollars d’échanges commerciaux annuels, 1 million d’emplois générés »

Equilibrée, car le solde commercial est proche de l’équilibre et que le nombre d’emplois générés de part et d’autre de l’Atlantique est équivalent. Les entreprises françaises sont les 5èmes employeurs étrangers aux Etats-Unis et les entreprises américaines les 1ers employeurs étrangers en France.

Mutuellement bénéfique, car cette relation se traduit par la préservation du tissu industriel de nombreuses régions françaises et américaines et par des progrès conjoints en matière technologique. La France est la 2ème source de R&D industrielle étrangère aux Etats-Unis et les Etats-Unis la 1ère source de R&D étrangère en France. C’est aussi un accès facilité à de nombreux marchés tiers : chaque année, les filiales françaises exportent 23 milliards de dollars depuis les Etats-Unis, et les filiales américaines environ 40 milliards de dollars depuis la France.

Quel est le rôle de la communauté économique française dans la promotion de la relation bilatérale ?

Il est crucial, au regard de la qualité mais aussi de la diversité de ce réseau (entreprises, Chambres de commerce, Ambassade, Consulats, Business France, CCE…), de sa présence dans l’ensemble des Etats-Unis et son contact direct avec nos partenaires américains sur le terrain.

« La communauté économique a un rôle essentiel dans la promotion de la relation franco-américaine. »

Tout d’abord, la communauté économique française a été d’une aide précieuse dans l’élaboration du rapport. Ce rapport a été fait avec elle. Le rapport liste d’ailleurs, pour chaque Etat américain, les contacts de la communauté française présente localement.

La communauté économique française peut aussi se faire le relai, en fonctions des circonstances, des principaux messages sur la relation bilatérale auprès de ses interlocuteurs américains publics ou privés. Elle peut enfin nous faire part de son témoignage sur cette relation franco-américaine, qu’elle incarne d’ailleurs au quotidien, en nous faisant par exemple remonter des « success stories », autant d’exemples concrets qui renforceront nos messages.

Retrouvez le rapport ici.


SUCCESS STORY – Les entreprises parlent de la relation France-U.S. au Congrès

Le 14 septembre dernier, une délégation d’entreprises françaises a échangé avec un panel de Sénateurs et Représentants venus de diverses régions des Etats-Unis.

Sous les auspices du French Caucus du Congrès et en présence de l’Ambassadeur de France, les Présidents de Sodexo Amérique du Nord et de Safran USA ont illustré l’impact positif des liens économiques entre nos deux pays, dans chacun des 50 Etats américains. Etaient également présents les représentants d’Air Liquide, d’Airbus, de Michelin, de Sanofi, de Total et d’Alstom.

Les Membres du Congrès, à la fois Républicains et Démocrates, ont pu témoigner de l’impact favorable de la présence française dans leur territoire, notamment en termes d’emploi et d’innovation.

Cet évènement s’est déroulé avec la participation des Conseillers du Commerce Extérieur de la France et de l’Organization for International Investments.


A VOS AGENDAS

Retrouvez vos rendez-vous économiques des prochaines semaines en consultant notre agenda en ligne.

Lumière sur : French Weeks Miami 26 octobre – 7 novembre 2017

La 10ème édition est organisée par la Chambre de Commerce franco-américaine de Miami, en partenariat avec le Consulat général de France à Miami et sous le patronage de l’Ambassadeur de France. Une vingtaine de manifestations marqueront ces deux semaines, dont plusieurs évènements d’affaires : un European Business Seminar, une conférence sur la pratique des affaires et deux séminaires organisés par la Ville de Marseille, partenaire de l’évènement, sur les Smart Ports et l’IoT.

Ville : Miami

Modalités d’inscription : http://www.frenchweeksmiami.com/

 

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